Un guide publié par l’IAU
Mettre l’économie francilienne sur la trajectoire d’une économie plus verte dans ses processus de conception, de fabrication et de distribution

La région Île-de-France a toutes les caractéristiques d’une région globale. Elle est le moteur de l’économie française, un centre d’innovation de rang mondial, un pôle d’attraction pour les entreprises et les talents, un lieu de décision et reste une concentration industrielle. Elle est aussi une région peuplée, très consommatrice de ressources, qui contribue à la pollution de l’air, aux émissions de carbone et aux atteintes à la biodiversité. Relever les défis de la transition écologique suppose de mettre l’économie francilienne sur une trajectoire de développement soutenable, vers une économie plus verte dans ses processus de conception, de fabrication et de distribution. Cette dynamique implique d’associer efficacité économique, optimisation des ressources employées et diminution des rejets générés. Dans une région marquée aussi par le chômage et les inégalités, cette trajectoire de développement doit également, pour être légitime et réalisable, être porteuse d’amélioration pour l’emploi des Franciliens. En Île-de-France, les perspectives de développement de l’économie verte et des emplois associés sont encourageantes. À moyen terme (5 à 10 ans), la dynamique de transformation est portée, à la fois, par les normes environnementales et les importants investissements publics consentis dans le cadre de projets tels que celui du Grand Paris ou du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE). Au total, à l’horizon 2020, ce sont entre 95 000 et 153 000 emplois (ETP) supplémentaires qui pourraient être créés pour couvrir les besoins du Grand Paris et du SRCAE. Le secteur de la construction est le domaine d’activité qui devrait le plus bénéficier de ces investissements. Mais la grande majorité de ces emplois sont de durée limitée, et directement liés au calendrier d’investissement public dans la construction ou la rénovation des infrastructures. L’ampleur de la création d’emplois dépendra ensuite, à moyen et long terme, de la compétitivité des filières industrielles de l’économie verte et du positionnement de la région dans la chaîne de valeur de ces filières. L’Île-de-France a des atouts significatifs en matière d’innovation. Elle concentre la moitié de la filière éco-technologique française. Ses capacités de recherche sont notamment importantes pour l’eau, les déchets, les énergies renouvelables mais aussi sur des socles transversaux indispensables aux innovations dans ce domaine : biologie, physique, chimie, mathématique, mécanique… Concernant le développement des autres maillons de la chaîne de valeur (production, distribution, ingénierie, conseil), les réalités sont plus contrastées. Si la région dispose d’un tissu diversifié et d’une large palette de spécialisation, les marges de développement peuvent varier considérablement, selon la nature de l’activité, le stade de maturation de la filière.
Lire la suite et télécharger le guide
Read Full Post »