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Archive for the ‘Concours – marchés publics’ Category

Un article de l’ARMF

Ecoguide 2016Les Maires ruraux contribuent à favoriser les bonnes pratiques en matière de développement durable. Après la nouvelle édition 2016 de l’ Ecoguide (imprimé en papier recyclé), l’Association des Maires ruraux de France propose une version numérique gratuite et consultable par le plus le grand nombre.

Cette démarche éco-responsable s’inscrit en collaboration étroite avec le Groupe Caisse des Dépôts, partenaire majeur de l’Association des Maires ruraux de France.

Partenaire historique des acteurs locaux, le groupe Caisse des Dépôts est pleinement engagé en faveur de la transition écologique et énergétique des territoires. De multiples solutions de financements en prêts et en investissement sont proposées aux collectivités territoriales de toute taille, comme par exemple, les prêts à taux zéro destinés à la réhabilitation thermique des bâtiments publics, les prêts au secteur public local qui peuvent notamment servir à financer les infrastructures de transport, la rénovation des réseaux d’eau et d’assainissement, la production d’énergie renouvelable, etc. En outre, les correspondants régionaux de Mairie-conseils organisent régulièrement des réunions thématiques sur la transition écologique et énergétique avec les élus pour débattre des bonnes pratiques en la matière.

L’ambition de cet Ecoguide est de donner des éléments simples et concrets, des références sur une logique d’échanges entre maires, entre les précurseurs, les volontaires sans oublier les sceptiques et les démunis… Avec une approche pédagogique et pratique.

Les lecteurs y trouveront de nombreux exemples de réalisations : des bâtiments et des équipements collectifs plus performants et des chantiers plus responsables, la production d’énergies renouvelables, limitation de la production de déchets; garantie de la qualité de l’eau et limitation des consommations, mobilité durable…

Pour y voir clair dans la multitude des propositions et discerner ce qui est véritablement utile de ce qui relève d’un phénomène de mode, l’élu a besoin de repères, d’autant que l’abondance des normes, les pressions médiatiques et politiques sur ces questions sont parfois de nature à brouiller les cartes.

Lien de téléchargement de l’Ecoguide 2016

 

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Un dossier mobilservice.ch

Le lotissement de la Kalkbreite à Zurich (photo: Pension Kalkbreite)

Le lotissement de la Kalkbreite à Zurich (photo: Pension Kalkbreite)

Le lotissement de la Kalkbreite est un modèle d’habitat durable en ville de Zurich et a récemment été récompensé par le prix d’architecture 2016 du canton de Zurich. Le comportement des habitants y est supposé apporter une contribution essentielle à une gestion des ressources économe. Mais qu’en est-il vraiment ? Et les habitants, sont-ils heureux ? Une étude réalisée dans le cadre de la recherche énergétique de la Ville de Zurich (EFZ) a pour la première fois analysé la consommation et le comportement des habitants avant et après le déménagement dans le lotissement de la Kalkbreite. Conclusion: un bâtiment efficient peut contribuer de manière significative à la réduction de la consommation de ressources chez ses habitants (30% d’énergie primaire et 61% de CO2 en moins).

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Un article de Ludovic Gicquel sur http://www.vie-to-b.fr

C’est quoi l’Assistance à Maîtrise d’Usage ? Comment définir aujourd’hui ce métier, cette expertise qui se crée ? Si j’avais une audience et du temps devant moi, voici quelle serait ma réponse…

D’abord, le contexte

Connaissez-vous un bâtiment très performant, tertiaire ou logement, qui a atteint sans heurt à la fois ses objectifs de performances énergétiques et de confort ? De mon côté je le cherche toujours.

Perrine Moulinié, de Bourgogne Bâtiment Durable, décrit l’erreur logique « performances théoriques = performances réelles » dans sa chronique X-Pair. Elle y déconstruit les stéréotypes sur les usagers (sensibilisation, question des 19°C, etc.) et plaide pour une approche socio-technique qui assume la complexité du « cadre de vie bâti »

Depuis plusieurs années, des sociologues défrichent le terrain de la vie dans ces bâtiments, et donnent de précieuses clés de compréhension de ces enjeux, notamment Gaëtan Brisepierre (blog), Marie-Christine Zélem et Christophe Beslay1,2.

L’amélioration de la performance énergétique des bâtiments et notamment l’efficacité de leur enveloppe induit mécaniquement une sensibilité accrue aux écarts entre les usages réels et les usages conventionnels prévus en conception3. De plus, dans ces nouveaux bâtiments où la sobriété est requise, les utilisateurs font face à un changement de mode de vie. Et cela vient s’ajouter au stress lié à l’emménagement dans un nouveau lieu de vie ou de travail.

Nous observons que les conséquences non désirées sont autant énergétiques – le fameux effet rebond constaté dans une majorité de bâtiments – qu’humaines et organisationnelles : complications d’exploitation et de gestion, conflits relationnels, inconforts, turn-over / congés maladie. Tant d’énergie humaine gâchée au détriment de la finalité du bâtiment et de l’image que se font les citoyens des bâtiments performants4 !

Ainsi, la question de l’usage s’invite au cœur du débat énergétique, provoquant un choc culturel dans le monde du bâtiment, dont la culture et les compétences sont essentiellement techniques.

Entre 2013 et 2015, les retours d’expériences des projets européens CABEE et MountEE (l’accompagnement des usagers de 7 bâtiments performants de l’Isère) donnent des éléments d’analyse à partir de l’expérimentation terrain. En voilà l’essentiel ci-dessous :

Ces expériences ont montré que la relation usagers-bâtiment s’imposait comme le nouvel objet d’étude et d’attention central de la performance énergétique : ergonomie et appropriation des interfaces techniques, écoute de « l’expertise d’usage » des occupants, méthodes authentiquement participatives pour les concertations, etc. Les professionnels du bâtiment doivent prendre soin de la phase de livraison, période d’appropriation collective où « l’achèvement » n’est pas « parfait ». Ils doivent accompagner la création de la relation usagers-bâtiment à travers l’expérience. Plus largement, toutes les parties prenantes de l’usage doivent être accompagnées dès la conception du projet, l’ingénierie sociale se menant de front à l’ingénierie technique. Et pour que ces changements structurant s’opèrent, les acteurs du bâtiment doivent être eux-même accompagnés5.

L’AMU dans le concret

L’Assistance à Maîtrise d’Usage est un accompagnement des professionnels du bâtiment et des usagers dans l’objectif de l’obtention d’une efficience durable du bâti : la performance énergétique alliée au bien-être. Cette médiation socio-technique6innovante prend en compte les enjeux du changement dans le contexte de l’usage de bâtiments performants.

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