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Archive for the ‘Collectivités locales’ Category

Souvent, quand on parle d’écoquartiers, on lie ce terme à la notion de densité: on dit que un écoquartier est un quartier dense et urbain, car seule une forte densité permet la survie des services et activités (commerces de proximité, transports publics, mobilité douce) qui caractérisent un environnement construit respectueux de l’environnement.

Déjà, on peut démontrer que la densité n’est pas un critère suffisant pour garantir un style de vie écologique. Dans l’image ci-dessous sont représentées des constructions à densité croissante, dans lesquelles le 100% des habitants continue à utiliser sa voiture, et les activités sont concentrées dans des centres commerciaux et des centres directionnels.

Sprawl Transect - Updated(source image: plannerdan.com)

À l’envers, on peut dessiner une ville dans laquelle, même avec des basses densités, les habitants utilisent transports publics et mobilité douce, et les activités (petits commerces, bureaux) sont mélangées avec l’habitat.

a4-1-transect-2001a-blueedit1(source image: bettercities.net)

Donc, étant donné que la densité n’est pas le facteur déterminant, quels sont les éléments qui rendent un quartier un écoquartier?

Nous en avons trouvé trois:

  1. Une mixité d’usages
  2. des espaces publics à taille humaine
  3. des transports publics performants

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Un article de Aude Boni-Wagner – ECOPARC

 

Urbaine.ch est une plateforme suisse dédiée au développement durable, mise en place par le réseau des trois villes, Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et le Locle, et l’association Ecoparc. Cette plateforme a pour objectif de mettre en valeur l’urbanisation durable et ses principes fondamentaux comme la densification, la rationalisation des espaces et des infrastructures, l’énergie durable en milieu urbain, la mixité urbaine et les transports durables.

Qui a-t-il de commun entre le nouveaux quartier « Le Corbusier » à La Chaux-de-Fonds, Microcity à Neuchâtel et le projet du Col-des-Roches au Locle ? Tous ces projets vont dans le sens du développement durable. Ces projets s’incarnent dans la vie quotidienne des citoyens et ont pour ambition de leur apporter une plus-value. Plusieurs projets neuchâtelois précurseurs présentés sur la plateforme urbaine.ch (et actuellement au nombre de 17 !) ont vu ou verront le jour, ces projets influencent ou influenceront le quotidien des habitants de l’agglomération neuchâteloise.

Les villes sont animées par la volonté d’ouvrir le débat en matière urbanistique, énergétique et sociale par le biais de la plateforme urbaine.ch. Le but est véritablement de favoriser les échanges entre la population, les milieux associatifs, les professionnels et les autorités. Des conférences-débats  et des visites sont régulièrement organisées dans les trois villes. Pour faciliter le dialogue et la bonne communication, les images et les vidéos des soirées sont mises à disposition sur les réseaux sociaux et sur nos pages.

Vers le site Urbaine.ch

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Un article de Mediaterre

Le nouvel index de soutenabilité des villes 2015 de la Fondation Société Durable (SSF, Sustainable Society Foundation) a été publié pour les 393 municipalités des Pays-Bas. Un ensemble de 24 critères a été retenu et classifié parmi trois catégories : bien-être environnemental, bien-être économique et bien-être social. Parmi les critères retenus figurent notamment l’éducation, la participation civile, la qualité de l’eau, les émissions carbone, la consommation énergétique, la mobilité, le recyclage, l’emploi ou encore les questions de sécurité.

Source: SSI

Déjà publié en 2014, cet indicateur permet de mesurer les progrès des municipalités des Pays-Bas, une approche qui pourrait être dupliquée dans d’autres pays.

La SSF est une organisation non gouvernementale créée en 2006, basée au Pays-Bas mais qui opère à un niveau global. Le niveau de soutenabilité de la majorité des pays est d’ailleurs disponible directement sur le site de la SSF (en anglais).

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Un article de Annick Hmidan-Kocherhans.

sQUAD, démarré en janvier 2014, s’inscrit à la suite du projet fédérateur entre la Suisse et la France Interreg IVA « Eco-Obs : observatoire transfrontalier des écoquartiers » (2009-2012), développé dans un contexte de multiplication des projets transfrontaliers d’aménagement qui font face à des méthodes, des pratiques et des législations bien différentes.
Eco-Obs a permis de développer un outil de travail sous la forme d’une plateforme internet et d’identifier les besoins, les contraintes et les défis dans la planification des projets de quartier durable. Cette plateforme http://www.eco-obs.net permet à tout opérateur de référencer un quartier durable (existant ou en projet) en le localisant et en le documentant par le biais d’une fiche de valorisation, de l’évaluer et de le suivre à travers les grilles de références technique et stratégique.
sQUAD est porté du côté suisse par HES-GE / hepia et IDHEAP et, du côté français, par l’INES-Plateforme Education et Formation. Il associe les partenaires techniques suisses : Ecoparc, CREM, HEIG-VD, A+W, H3oC et français : AURG, MED74, EnergyCities. Il est financé en Suisse par le fond national INTERREG, par différents services des Cantons de Genève, Vaud, Neuchâtel et du Valais et, en France, par le fond FEDER, par les collectivités de Chambéry, de Grenoble, par l’ADEME Franche-Comté et par l’aménageur Teractem. (more…)

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Auteur : Marco Castroni

Source: http://ville-nouvelle.net/2015/10/21/recreer-le-vieux-carouge/

En ce moment, je participe à beaucoup de discussions sur la densification. La population suisse continue à augmenter, il y a une envie de garder les sols agricoles, donc la seule solution semble être la densification des zones moins denses, notamment des quartiers suburbains construits entre 1950 et 1990.

Jusque là, cela semble un raisonnement cohérent. Mais dès qu’on commence à sonder l’opinion des habitants de ces mêmes quartiers suburbains, on obtient une opposition presque unanime à tout projet de densification.

En fait, lorsqu’un processus de densification démarre, le résultat est souvent celui-ci:Cité_Nouvelle_d'Onex-Lancy_à_Genève

Onex, la cité nouvelle. (source image)

ou, dans les cas les plus heureux, celui-ci:

DSCN1183

Pully Nord. 

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Une publication de l’ADEME

Les décisions en matière de planification et d’aménagement des territoires ont des impacts directs sur l’environnement et sur la santé des citoyens. Allant des orientations dans les documents de planification (SCoT, PLUi, PDU…) jusqu’aux choix d’aménagement des espaces bâtis et non bâtis, la composition des ambiances urbaines a un impact sur les nuisances auxquelles sont exposées les populations (dégradation de la qualité de l’air, bruit…). La densification de la ville est susceptible de contribuer à limiter l’étalement urbain et les volumes de déplacements contraints, à une maîtrise de la consommation et de l’artificialisation des sols – la densification et la limite de l’artificialisation des sols sont deux objectifs de la loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et à un urbanisme rénové dite loi ALUR. Cette densification peut cependant entraîner une concentration en zone urbanisée de nombreuses émissions de polluants liées aux activités humaines.

Ce document s’adresse aux acteurs de l’urbanisme, professionnels et collectivités, et a pour objectif de fournir des pistes pour faciliter la prise en compte de la qualité de l’air et des enjeux sanitaires associés dans les projets urbains et d’aménagement du territoire.

Pour télécharger la publication

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L’Observatoire universitaire de la ville et du développement durable publie le 17e numéro de la revue Urbia.

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Dans la ville fragmentée et discontinue issue de « l’exode urbain » des dernières décennies une métamorphose d’ensemble s’est produite mettant à jour l’effritement des frontières entre la ville et la non-ville, mais aussi toute une gamme d’espaces inachevés, zonés, parfois déchirés par des voies urbaines, lovés dans les creux de la ville consolidée, ou encore oubliés, sans statut apparent, dont l’ordre interne et le sens nous échappent ou que nous censurons. Les tissus urbains de la ville ordinaire sont ainsi couverts d’une multitude de structures spatiales de tailles et de caractères divers appelant des interventions contextualisées, capables de dégager les particularités locales, d’améliorer leurs qualités formelles, fonctionnelles ou environnementales afin de leur donner davantage de lisibilité et de capter leur beauté spécifique. À l’ère de l’urbain et de la mobilité généralisés, les enjeux de connaissance et de régulation du territoire semblent désormais porter autant sur la maîtrise des limites urbaines que sur l’articulation de cette multiplicité d’espaces intermédiaires issus de la « petite production » de la ville ordinaire.

L’idée d’un étalement illimité est révolue, mais l’entre-ville dont nous avons hérité constitue déjà le lieu d’initiatives et de pratiques explorant des chemins inédits vers plus de durabilité. Reste ainsi à intégrer de façon critique la faible densité du bâti existant comme ressource, la répartition des centralités au sein de l’urbain généralisé et l’intermodalité des déplacements domicile-travail de plus en plus complexes dans des paysages urbains multipolaires entièrement habités.

L’objectif de ce numéro, qui compile des contributions diverses par leur approches, leurs méthodes, leurs objets et leurs échelles d’analyse, est bien d’identifier des éléments-clés sur lesquels pourrait s’appuyer la pratique d’aménagement du territoire et d’urbanisme d’aujourd’hui et demain. La question des « retissages », de l’articulation entre les différentes « espèces d’espaces » est posée. Elle appelle un urbanisme de projet cherchant à privilégier la concertation des acteurs dans des périmètres mouvants, procédant de coalitions variables selon les thèmes, les temps et le degré d’enchevêtrement des spatialités urbaines avec leurs usages et leurs sociabilités spécifiques. Elle appelle aussi inévitablement une vision d’ensemble, une visée collective et des actions convergeant vers un urbanisme de projet cherchant à prendre davantage en compte des contextes locaux, parfois produits de manière spontanée mais toujours chargés de sens, autant que la transversalité des enjeux économiques, sociaux et écologiques de durabilité. Des perspectives s’ouvrent au niveau de l’organisation de l’espace, du développement des transports collectifs et partagés, des circuits courts, etc., mais également au niveau d’une reconsidération du potentiel expressif ou esthétique des espaces intermédiaires.

Pour commander la revue

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E13-logoLes inscriptions au concours Europan 13 lancé le 2 mars dernier sur le thème de “La ville adaptable 2 : Auto-Organisation – Partage – Projet (Processus)” seront closes le 30 juin 2015.

Il reste donc encore 2 mois et demi aux participants (architectes, paysagistes, urbanistes) de l’Europe entière et âgés de moins de 40 ans pour s’inscrire et répondre au concours sur un (ou plusieurs) des 49 sites répartis dans 15 pays européens proposés cette session.

Pour permettre de s’y repérer, les sites sont classés en 4 familles thématiques :

  • Comment intégrer des sites vacants dans le développement urbain ?

Les espaces vacants sont parfois difficiles à intégrer dans le développement urbain car trop grands et nécessitant une adaptation totale. Où chercher les moyens de combler le vide et quand le considérer comme valeur ? Comment donner du sens à la vacance et l’intégrer dans de nouvelles façons de faire la ville ?
Exemples de sites : Barreiro (PT), Feldafing (DE), Leeuwarden (NL), Zagreb (HR)…

  • Comment utiliser de nouveaux inputs pour changer l’espace urbain ?

Ces inputs émargent soit des nouvelles connexions du réseau de transports publics, soit de nouveaux développements programmatiques. Comment en profiter pour transformer l’espace urbain et rediriger les dynamiques positives émergeantes vers les zones adjacentes au profit de nouvelles urbanités ?
Exemples de sites : Landsberg (DE), Lund (SE), Schwäbisch Gmünd (DE), Wien (AT)…

  • Comment créer une dynamique positive à partir d’une situation difficile ?

De nombreux sites doivent faire face à des situations urbaines difficiles, relevant de problèmes de différentes formes. Ils constituent pourtant des terrains propices à de nouvelles dynamiques, s’appuyant sur des scénarios de partage ainsi que sur la régénération des outils de la discipline urbano-architecturale.
Exemples de sites : Bruck/Mur (AT), Gera (DE), Linz (AT), Selb (DE)…

  • Comment transformer des obstacles physiques en nouvelles connexions ?

Il est parfois possible de transformer un obstacle (pont, rivière…) afin qu’il devienne producteur de mouvements dans différents sens et directions, passant de barrière de séparation en élément connecteur. L’obstacle peut être l’opportunité d’augmenter la densité, de changer les fonctions des entités divisées ou encore apporter une nouvelle perspective à un contexte familier.
Exemples de sites : A Coruña (ES), Bamberg (DE), Ingolstadt (DE), Palma (ES)…

Informations complémentaires
> Europan 13 en 10 points
Calendrier du concours
Carte des 49 sites proposés au concours

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Ces derniers temps, j’entends souvent parler de la nécessité de densifier la zone villa. D’un côté, la zone villa est présentée (surtout par des gens qui n’y habitent pas) comme une zone à problèmes, qui manque des services de base et qui oblige ses habitants à des longs trajets en voiture, problèmes pour lesquels la densification est proposée comme unique et seule solution. De l’autre côté, la zone villa est présentée (surtout par des gens qui y habitent) comme un havre de paix, où chacun peut disposer de son petit espace vert privatif pour se reposer, travailler, cultiver ses légumes, organiser une grillade en été: un endroit donc qu’il faut surtout ne pas changer!

Pour aller plus loin et essayer de dépasser cette opposition, allons voir les choses plus en détail.

Certaines agglomérations comme celles de Genève et Lausanne souffrent d’un manque chronique de logements. Face à ce manque, il y a deux solutions possibles:

  • On peut urbaniser la campagne: construire des routes, amener de l’eau, de l’électricité, des lignes téléphoniques etc. Très utilisée entre 1945 et 2000, cette stratégie est très couteuse pour les caisses des administrations locales, et produit des quartiers de plus en plus éloignés du centre-ville, où les habitants passent de plus en plus de temps dans les transports. Comme résultat de ce type d’expansion, on a une agglomération où les impôts locaux sont relativement hauts et les temps de déplacement sont très longs.
  • Ou bien on peut construire dans des zones déjà urbanisées, en recyclant une usine ou un centre commercial abandonné, ou en transformant des villas en petits immeubles. Cette stratégie permet de tenir les impôts locaux et les temps de déplacement à des niveaux acceptables, mais se heurte souvent à l’opposition des voisins, qui n’aiment pas que leur environnement devienne trop encombré.

L’idée d’avoir un espace privatif, comme celui qu’on peut trouver dans la zone villa, reste très séduisante. En parallèle à ça, on voit qu’il y a de moins en moins de personnes qui sont prêtes à devoir prendre la voiture pour toutes sortes sortes de commissions. Une zone villa idéale devrait avoir plein d’espaces verts privatifs et des services à proximité.

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Aigle: zone villa, à 5 minutes à pied d’une gare, et à 10 minutes à pied du centre-ville.

D’ailleurs, la densification ne résout pas à elle toute seule les problèmes de la zone villas: on peut très bien avoir une zone d’habitat très dense, dans laquelle les services de proximité sont toujours trop loin pour qu’on puisse s’y rendre à pied.

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Pully: densification sans services de proximité. (source image)

Quelle forme pourrait prendre une zone villas bien densifiée? la réponse sur ville-nouvelle.net

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Crédits images © Vincent Callebaut Architectures

Un article de projets-architecte-urbanisme.fr

A quoi pourrait ressembler Paris en 2050 ? Voilà un question qui suscite beaucoup d’interrogations. Mais, en réalité il ne s’agit pas que d’une question sur Paris, mais bel et bien d’une question planétaire sur le devenir de nos villes. Smart City, écoquartier, ville autosuffisante, sont autant d’outils qui nous permettent d’avoir une petite idée du modèle de la ville de demain.

Pour en savoir un peu plus sur ce qui nous attend, Architecture Urbanisme FR a interviewé Vincent Callebaut, qui travaille actuellement sur le dossier des Smart Cities aux côtés de la mairie de Paris. Une étude intitulée Paris Smart City 2050.

Lire la suite sur projets-architecte-urbanisme.fr

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